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Cela faisait longtemps que je voulais me mettre aux FF de Claremont et Larocca, et quelle meilleure occasion que la sortie de cette nouvelle revue? D'autant qu'on y trouve aussi les Hulk de l'ami Jenkins, et le Thor dont on m'a tant parlé. Premier point et non des moindres, la revue en elle-même est superbe: le format de la couverture est similaire à celui des 100 % et cela rend très bien; de plus le contenu rédactionnel est bien présent, et le fait qu'on trouve ici à titre exceptionnel 96 pages, ne me permet pas encore de juger d'un prix excessif de 28 francs, d'autant que le papier est d'excellente qualité.
Procédons dans l'ordre: on commence donc avec les Fantastic Four: j'ai toujours adoré ces personnages mais n'avait plus suivi le titre depuis longtemps, du coup je suis plutôt perdu, et nombre de personnages sont nouveaux ou complètement différents pour moi. En tout cas, je retrouve avec plaisir les intrigues sur l'identité de Fatalis et de Red Richards, même si Claremont est définitivement trop bavard, et les dessins de Larocca sont magnifiques et superbement encrés et colorisés, ce qui ne gâche certes rien. Les FF constituent donc une agréable lecture que je compte bien poursuivre pour pouvoir, enfin, me remettre dans le bain.
Hulk est plutôt bien parti: on commence avec un tout nouveau story-arc, et Paul Jenkins au scénario joue habilement avec les différentes personnalités de Banner, c'est
sympa. Je trouve en revanche assez décevant de la part de Marvel de reléguer à l'encrage cet artiste de génie qu'est Sal Buscema, d'autant que le dessinateur du titre: Ron Garney ne lui arrive pas à la cheville... Heureusement on peut reconnaître le trait expert de Buscema à travers les visages pleins de haine des personnages.
Pour Thor, première déception: ce n'est plus Romita Junior qui dessine, mais le moins génial Michael Ryan, lequel, s'il dessine plutôt bien, ne s'accorde vraiment pas avec l'encrage de Klaus Janson. Sinon je reste mitigé quant à l'histoire: j'étais là encore relativement perdu, mais on rentre vite dedans. Très proche dans son fond des épisodes du silver age, le titre est intéressant, mais très vite fatiguant, tout particulièrement du fait des incessants discours dans le langage pseudo-noble, et surtout hautain des
Asgardiens
En conclusion, ce premier numéro de Marvel Elite est sympa et propose des titres agréables, mais ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de se (re)mettre à Marvel, puisque la lecture de ce qui a précédé
serait vraiment utile!
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